LES LOINTAINS SI BLEUS
Paroles et musique : Julos Beaucarne


J'avais pas fini d'boire mon quart
Je devais partir à moins quart
Toute affaire cessante,
Je revoyais la maison
Et l'oiseau et l'enfançon ,
Et la belle infante.

Et dans les lointains si bleus
Je voyais le bleu de vos yeux.

Dites-moi en quelle saison
Et dans quel pays sont
Les belles errantes ?
Que dis-tu, que dit-on
Que dit-elle, dit-elle donc,
La belle absente ?

Et dans les lointains si bleus
Voit-on le bleu de ses yeux ?

On dit qu'elle est dans un train
Qui s'en va vers Abyssin,
Au fond d'Ethiopie.
Que ses cheveux teints en noir
Flottent dans le vent du soir,
Que parfois elle soupire.

Et dans les lointains s bleus,
Elle voit le bleu de vos yeux .

Le facteur lui porte un pli,
La signature lui sourit,
Aboie dans la lettre.
Elle monte sur cheval
Qui fait tinter ses sonnailles,
Et pensive s'arrête.

Et dans les lointains si bleus,
Elle voit le bleu de vos yeux.

Elle décide de se coucher.
Se déshabille pour se baigner
Dans un lac d'eau fraîche.
Le fils du roi n'est pas passé,
Le canard blanc n'est pas tué,
Elle se penche à la fenêtre.

Et dans les lointains si bleus
Elle voit le bleu de vos yeux

Dites est-ce vous cette femme
Dont le souvenir se fane
En ma mémoire ?
Nous sommes-nous rencontrés ?
Etes-vous entrée sans frapper
Au fond de mon âme ?
Pour que dans les lointains bleus,
Toujours je revoie vos yeux.


Disque n°6 " Front de libération des arbres fruitiers " 1974.



Julos à Saint Chamond(19 Avril 2001)

Photos concert Saint Chamond(19 Avril 2001)

Quand la musique adoucit les maux (articles de presse)

Le Site officiel de Julos Beaucarne




Julos Beaucarne est né à Ecaussinnes (Belgique) en 1936.Il commence des études de lettres puis pratique différents métiers (professeur de gymnastique, assureur, professeur d'art dramatique ...).

Il commence à écrire ses chansons en 1958, tourne en Provence en 1961, et réalise son premier disque (45 tours) en 1964. A partir de 1967, il enregistre pratiquement un 30 cm par an, dans lesquels il développe une poésie mêlant humour et sensibilité.

Qu'il chante l'horreur de la quotidienneté politique (Lettre à Kissinger, 1975), son village (Julos chante Ecaussines, 1967) ou, de façon critique, la francophonie (Nous sommes 180 millions de francophones, 1974), il exprime une émotion typiquement wallonne (par opposition à celle de Brel, flamande) et a été à l'origine d'une nouvelle vague de la chanson belge d'expression française.