Les lointains si bleus, une association qui a bien grandit .
L'éveil musical des enfants handicapés.

Les " lointains si bleus " regroupent ceux dont le handicap mental ne leur permet pas de suivre des cours musicaux traditionnels.
Anne Barbier et Patricia Martinez ne pensaient peut-être pas recevoir un tel soutien lorsqu'elles décidèrent, voilà un an, de créer une structure destinée à accueillir ceux que l'enseignement musical traditionnel exclut.
Souffrant d'Autisme, de trouble du développement ou de communication, les membres des " lointains si bleus " peuvent s'évader au moyen de la musique qu'ils ont la possibilité de pratiquer dans des conditions remarquables au sein de l'association Saint Chamonaise.
Patricia Martinez, intervenante musicale de l'association, cerne parfaitement les besoins et les demandes de ceux dont la passion musicale ne peut s'assouvir dans des organismes traditionnels. Son expérience lui permet de répondre à leurs attentes. Il faut voir les résultats qu'elle obtient avec ces visites à domicile attendues avec impatience par les jeunes autistes. C'est comme un rayon de soleil qui vient illuminer un quotidien parfois difficile. Ce besoin, l'association l'a bien compris et a donc souhaité diversifier le registre de ses interventions. Outre ces déplacements à domicile, l'association a mis en place cette année un atelier expérimental de musique appliquée sur clavier et continue de favoriser l'éveil musical de ses membres en insistant sur la notion de groupe. L'assemblée générale qui s'est déroulée vendredi 4 Février 2000 en présence de Marc Lassablière, conseiller Général et François Rochebloine, Député, a souligné l'étendue des services et des initiatives proposées.
Certes la tâche n'est pas toujours facile pour les dirigeants des " lointains si bleus " mais leur travail conduit les enfants handicapés à découvrir les bienfaits de la musique et à apprendre à communiquer, ou à reprendre confiance en eux, grâce à cet éveil musical.
Cela mérite forcément le respect.

Raphaël Seferian - La Tribune le Progrès, 7 Février 2000